Bonjour,
Je m'appelle Jocelyn et je suis l'aîné d'une famille de cinq enfants. J'ai eu une enfance assez bien mais j'ai manqué d'amour. Nous vivions dans la classe moyenne et mon beau-père était un journalier tout ce qu'il y a d'ordinaire. Mon beau-père nous a élevé avec ce qu'il avait reçu lui-même: autorité, sévérité et discipline étaient ses principes de vie. Je n'ai jamais vu le visage de mon père, ni connu la chaleur de ses bras.
Dans mes premières années scolaires, je réussissais assez bien. Cependant, il arrivait parfois que j'étais ridiculisé à cause de la façon dont j'étais vêtu car les vêtements que je portais n'étaient pas toujours à la mode. Dans les années 67 à 70, j'étais un assez bon élève et je faisais mon possible pour être aimer et être accepter de tout le monde. Ce ne fut pas long que cette façon de vivre et les déceptions qui s'ajoutaient les unes aux autres allait m'entraîner dans la marginalité et la délinquance. Ce que les autres prenaient pour de la générosité était assurément un cri à l'aide et un immense besoin d'amour.
C'est vers l'âge de 12 ans que ma révolte était à son apogée. Je me suis tourné vers les intoxicants pour fuir la réalité et combler l'immense trou dans mon estomac. Ma recherche intense d'amour et le peu de satisfaction que je retirais de mes tentatives acharnées d'être aimer m'a fait réaliser combien il était éphémère de me tourner vers les autres. Donc, j'ai voulu faire quelque chose pour moi et j'ai pris la décision de m'enrôler dans les Forces Armées Canadiennes. C'est là que j'ai connu la discipline, le sexe, l'alcool etc... Je fus mis à la porte au bout d'un an et demi pour désobéissance et un complot visant à faire sortir des armes de la réserve pour les vendre sur la rue.
A cette époque, j'avais connu une très gentille et belle femme. Nous avions des projets de mariage mais ce beau rêve à tourné comme du vent dans les feuilles d'automne lors de mon éjection des Forces. Lorsque je suis revenu dans le civil, je n'avais rien réglé de mes comportements. Alors, je me suis garoché dans le travail, j'ai fait beaucoup de métiers tels que: la construction, les bars, lavé la vaisselle, etc.. Avec du recul, je me rends compte combien j'étais instable et manifestement qu'au-delà de cette instabilité résidait un problème encore plus grand: un trou dans mon coeur. Un abîme sans fond dans lequel je me laissais indéfiniment tombé!
En 1986, j'ai connu une autre fille qui m'a donné un fils (Merci à Dieu, Gloire à Dieu je l'en remercie). Il est bien évident qu'alors je n'étais pas équipé pour faire face à cette immense responsabilité. J'ai dû faire un choix entre ma vie de famille et celle de "pusher" dans un milieu "bikers". Et j'ai finalement opté pour cette dernière.
J'ai fait de la prison, j'ai été enquêté à des centaines de reprises, j'ai été surveillé, épié, étudié; mais je m'en sortais toujours. J'avais l'impression tenace de tenir enfin les guides de mon destin et enfin d'être le maître de ma vie. J'avais un rythme de vie: grosses autos, des femmes à volonté. Je faisais des voyages, j'avais de l'argent et je croyais être à l'abri du besoin. Jusqu'au jour où... Dieu est mystérieux et les chemins qui mènent à Lui sont tortueux. Or, je fus arrêté pour meurtre et c'est alors que j'ai commencé à me poser certaines questions existencielles:
Qui suis-je? Qu'est-ce que c'est que cette vie de misère? Est-ce possible de l'améliorer? Ma vie a-t-elle un sens? Puis-je lui en donner une?
En Décembre 90, j'ai commencé à lire la Bible et je suis tombé sur Jean 3 verset 6 à 21. Suite à cette lecture, pour la première fois de ma vie; j'ai abdiqué. Je lui ai donné ma vie. Je me suis mis à genoux et j'ai pleuré toutes mes souffrances, mon désespoir à Jésus. J'ai reconnu mes fautes et je lui ai demandé sa miséricorde sincèrement et je me suis repenti de ma vie de débauche, de tout le mal que j'avais fait. Suite à cette reconnaissance, Jésus m'a donné la force de passer à travers de dures épreuves dont le suicide de mon frère, de la mort de deux de mes amis. Il me donne toujours la force depuis ma conversion en Décembre 90 et Il est à mon écoute. De ce fait, ma vie a considérablement changé: j'ai trouvé un sens à ma vie et une raison de continuer à vivre malgré ma condition.
J'ai connu le Club Maranatha par l'entremise d'un ami que Dieu a placé sur ma route. J'ai connu Ti-Claude et son épouse qui m'aident à connaître Dieu Notre Seigneur. C'est dans l'abdication de ma vie à Dieu que je trouve désormais le confort de la plénitude. Je m'en remets entièrement entre les mains de Notre Seigneur Jésus-Christ, gloire à Dieu, grâce à Dieu j'ai trouvé de bons amis (es) qui sont en Dieu et qui aiment partager Dieu avec le monde. Notre devoir en tant que Chrétien et Croyant est de faire partager celui qui nous a tous sauvés. A cet effet, dans Jean 14:6 : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi".
Le Seigneur a aussi fait un autre miracle dans ma vie. Il m'a gardé la mère de mon fils. En effet, après bien des hésitations j'ai décidé d'entrer en contact avec Nathalie, la mère de mon enfant et la femme que j'aimais toujours. Je lui ai demandé pardon et la permission de voir mon enfant. A mon grand bonheur, elle a accepté! Mais quand Dieu donne, il ne donne pas à moitié! Nous nous sommes mariés en prison et nous attendons pour bientôt un autre enfant (Janvier 98). Malgré le fait que je sois prisonnier pour encore quelques années (Dieu sait bénir), Nathalie m'attend avec ma petite famille.
Aujourd'hui, je comprends le pourquoi de ma présence sur terre grâce au nouveau bonhomme que je suis devenu et l'amour immense que Dieu m'a donné. Tout ce qu'il faut faire c'est accepter Jésus comme Sauveur Personnel, reconnaître que tu es pécheur, lui demander pardon et te repentir avec un coeur sincère et aimant.
Un prisonnier libéré de sa prison intérieur,
Jocelyn
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